C’est à la frontière du Gard et de l’Hérault et sous des rafales bien senties que les vingt participants se sont retrouvés : le village de Carnas possède un cimetière très accueillant pour se garer, avec une vue imprenable sur le bois de Paris. Vous allez me dire : tiens, ils admirent la capitale dans ce village ? Que nenni, le Paris dont il est question est ici un dérivé du mot occitan « paret » qui signifie « mur », des restes de murailles antiques et médiévales ayant fait l’objet de fouilles dans ce bois voici plusieurs décennies. B4 efficacement épaulé par son smartphone nous a conduits parmi les chênes verts et les pins d’Alep, et le dieu Eole se faisant de plus en plus présent, nous avons dû nous réfugier dans un bosquet pour pouvoir déjeuner bien abrités. Un passage sur les crêtes nous a même obligés à marcher courbés sous la bise hivernale. Habile en subterfuges et en échappatoires (on dit UNE échappatoire, je l’ignorais !), l’astucieux Guy – lui aussi secondé de son téléphone – a raccourci la fin du parcours pour permettre aux randonneurs bien ventés d’aller retrouver leurs pénates. Merci à B4 et à Guy de nous avoir permis de souffler un peu (enfin, beaucoup) pour cette ultime randonnée de 2024. Bonnes fêtes à tous, et la bise, bien sûr ! TR
Je hais les moustiques ! Ils nous ont harcelés du début à la fin du parcours ! Mais que font donc les associations anti-harcèlement ?!? En juillet -août, on comprendrait, mais en plein décembre… Il faut vous dire que le parcours a été modifié à la dernière minute : des chasseurs ont averti la vingtaine de participants qu’un lâcher de faisans venait d’avoir lieu, et des détonations peu rassurantes nous ont conduits à rebrousser chemin jusqu’aux Saintes-Maries-de-la-Mer, où notre guide William a promptement trouvé une solution de secours. Nous avons donc suivi un paisible sentier entre étangs et Méditerranée, et les seules détonations furent celles des claques que nous nous mettions nous-mêmes pour tuer quelques milliers d’insectes piqueurs. De ce fait, le pique-nique (qui n’a jamais autant mérité son nom, du moins la première moitié) au soleil n’a pas duré extrêmement longtemps. Le retour par la grève nous a permis d’admirer d’énormes troncs d’arbre apportés là par la mer… Une brève visite du centre-ville et de sa superbe église fortifiée, avec Arlésiennes en costume et prêtre psalmodiant les noms de Marie-Jacobé et Marie-Salomé, deux des fameuses Saintes, a terminé cette piquante journée, et nous avons remercié notre guide pour son adaptabilité : il n'est pas donné à tout le monde d'organiser une randonnée le premier décembre. Nous l’avons toutefois imploré, pour sa prochaine rando, de prévoir quelques flacons de répulsif : les meilleurs sont la citronnelle et l'huile essentielle de géranium, je me pique de le savoir. T.R.
Hello nous étions 20 randonneurs à nous retrouver à l'entrée du parc départemental de Bessilles sous un ciel bien gris. Nous avons cheminé dans les forêts de pins, bien à l'abri du vent. Nous avons emprunté des sentiers ocres parsemés de bruyères en fleur, admiré un aven, le Trou du Renard, en faisant attention de ne pas glisser vu la profondeur. Après une pause repas, sans sieste vu la fraicheur ambiante, nous avons pris le chemin de retour, en longeant des vignes aux belles couleurs et en ayant admiré une superbe vue sur le Mont Saint Clair. Merci à Antonio pour cette randonnée sans une goutte de pluie et sans difficultés. Biz A+ en rando
C’est à côté du refuge SPA, proche du centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelonne (après tout, c’est un autre refuge) que les vingt-trois participants se sont retrouvés, ce beau dimanche de novembre. D’emblée, trois vaillants randonneurs ont sorti leurs GPS (Groupement de Pécores Satisfaites ? Greluches des Petits Sentiers ? Non, Guidage Par Satellite) ce qui nous a valu quelques demi-tours, arrêts, hésitations, soupirs exaspérés… c’est beau le progrès. Le soleil, lui n’avait nul besoin de guidage pour nous montrer le chemin au milieu des salsepareilles, des euphorbes, des chênes kermès et des pins d’Alep. Le parcours, loin d’être débonnaire et enfantin, faisait se relayer larges coupe-feu, descentes savonnettes et grimpettes harassantes parmi quelques millions de cailloux. Des panoramas superbes sur la côte avec ses étangs et sur les lointains massifs montagneux de la Séranne et de L'Espinouse nous récompensaient de nos efforts. Les trois Guy de la journée : le crêpe-maker, le poumon-souffleur et le Michoko-râleur, nous faisaient heureusement profiter de leur bonne humeur contagieuse (je veux dire les deux premiers). Sur le chemin du retour, par un sentier reposant et un peu moins caillouteux, nous avons même croisé des bénévoles en gilet orange qui promenaient les toutous du refuge. Merci à Bernard et Eric qui ont réussi à nous promener loin de nos refuges, et sans gilet orange. T.R.
Au début, je me suis dit « Une rando guidée par Eric et B4, trop facile ! Le dénivelé sera insignifiant et on sera de retour aux bagnoles à 14 heures maxi ! » Eh bè, que nenni… Je suis revenu sur les rotules, après avoir escaladé une pente raide (je me demande comment certains n’ont pas fait de malaise tellement ça grimpait), puis m’être usé les godasses sur 16 kilomètres ! Le pique-nique au sommet de la colline, à côté d’une imposante chapelle fort bien restaurée, fut convivial, entrecoupé de multiples « Bonjour ! » aux promeneurs attirés par la beauté du site : « Mais il n’y a que des hommes dans votre groupe, c’est rare ! » Le parcours traversait les vignobles de la Gravette, un terroir composé de petits cailloux favorables au développement des ceps de vigne. Les pinèdes ont succédé aux vignobles, les participants plaisantaient joyeusement, un ruisseau bien gonflé par les pluies récentes nous a accompagnés un bout de chemin, et légèrement fatigués, les promeneurs au souffle court ont remercié leurs guides dévoués avant d’aller s’écrouler sur le canapé de leur salon. Vous avez dit facile ? T.R.
Superbe randonnée dans le Larzac . Merci Antonio . Thierry
Très belle rando de Daniel et Pierre au val d' enfer . Les baux de Provence. Deux intruses sur la photo du groupe à droite . Ne cherchez pas elles ne sont pas de rando's midi . Philippe
Les Baux de Provence, c’est non seulement joli, c’est sélect : on n’y rencontre pas n’importe qui. La preuve, peu avant le lieu de rendez-vous, un rassemblement de Ferraris a dépassé nos bagnoles de pauvres dans un vrombissement infernal. Heureusement, du thé et du café avec un demi-morceau de brioche nous attendaient plus au calme. Un petit vent chaud et humide nous attendait lui aussi, mais il n’a pas duré et nous nous sommes rapidement retrouvés en ticheurte et le soleil a fini par s’imposer. Les treize ou quatorze participants (j’ai oublié de compter) ont profité de vues imprenables sur cette citadelle non moins imprenable, qu’ils ont contournée par de magnifiques chemins. Le passage à proximité d’un restaurant gastronomique a réveillé nos papilles, mais il a fallu attendre un promontoire caillouteux avec un paysage superbe pour nous restaurer. Les pinèdes ont succédé aux sommets pelés mais dévoilant de larges panoramas, et le meilleur était bien sûr pour l’arrivée : confiture de figues, d’abricots ou de coings avec votre crêpe ? Merci aux guides, qui sont repartis tranquillement dans leur modeste véhicule à l’origine d’une jolie pagaille sur un groupe de papotage bien connu : y peuvent pas rouler en Ferrari comme tout le monde ? T.R.