À 500* : 20x2 pattes + 1x4 pattes = improbable équation de départ d'une balade qui rejoint le Chemin du Barbu, menant par un joli sous-bois à la Font du Coucou, d'où un raidillon conduit à la piste, bordée de capitelles carrées, jusqu'au sommet de La Liquière, dominant la sage plaine de la Vaunage : ce devait être le meilleur moment de la randonnée pour son panorama grandiose : à l'est, jusqu'au pâle Ventoux enrobé de brumes ; au sud, le liseré argenté de la mer, et au nord les Cévennes imposantes, d'où un vent plus frais pousse une débandade de nuages, mais hélas à la Tour de Guet, nous attend une escouade de 4x4 guerriers, crottés, pétaradants, puant l'essence !
Après le repas, un chemin boueux, bordé d'énigmatiques blocs de ciment grisâtre, déconcertants vestiges du futur, nous entraîne vers l'ouest où, au loin, le Pic Saint-Loup fait front à l'Hortus. Puis le chemin du retour, dans les vignes, bordé d'arbres en fleur.
Toutes les randonnées ne commencent pas d’aussi agréable façon : café à discrétion, jus d’orange BIO, et surtout pudding flambé au rhum le matin même ! Y a pas à dire, Guy et Philippe savent mettre les petits plats dans les grands… Le parcours était aussi aromatique qu’harmonieux, et plus d’un sac à dos s’est retrouvé empli de touffes de thym ou de branches de romarin. Les pulls et les bonnets du début du parcours ont vite cédé la place aux tee-shirts et aux casquettes : ce satané réchauffement global est encore à l’œuvre. Les vues sur les garrigues montpelliéraines et les vignobles du Pic St Loup, et même sur la montagne de la Fage ou le massif de la Séranne, reposaient les yeux fatigués par une semaine de travail, et ce ne sont pas les retraités, dont le nombre croît exponentiellement dans notre association, que me contrediront. C’est à proximité des vestiges, exhumés et partiellement remontés par des archéologues, d’un village chalcolithique (soit 3 700/3 300 ans avant notre ère tout de même) que s’est déroulé le pique-nique, suivi d’une sieste ensoleillée. Un menhir recollé à la Super-Glu attendait même les trente-six participantes et participants (plus un toutou affectueux et même un brin collant) juste avant le retour aux véhicules. Entre le vent glacial du Larzac la semaine passée et les chaleurs de ce dimanche, on aime les contrastes chez les joyeux (et même assez gais) adhérents de Rando’s Midi. TR
Gardarem lo Larzac ! Non à l’extension du camp militaire ! Que de doux souvenirs des années 1970 ! Alors vous pensez, quand Antonio leur donne rendez-vous à Saint-Martin-du-Larzac, la nostalgie étreint les sexagénaires… Treize participantes et participants ont parcouru dans la bonne humeur - et surtout d’un bon pas - les sentiers de ce causse au passé guerrier, car la petite bise qui soufflait nous a promptement fait sortir les bonnets et les gants, et accélérer le rythme de marche. Notre guide avait prévu plusieurs surprises : des bergeries aux voûtes pluriséculaires, des chapelles et des tours médiévales, un habitat troglodytique véritable HLM des temps anciens, une ravissante truie au poil d’un noir de jais (je n’ai pas parlé de cochonne, vous le noterez), et surtout des chemins creux où les buis, même dévorés par la terrible pyrale, joignaient leurs frondaisons au-dessus de nos têtes et nous offraient un provisoire mais appréciable abri contre la morsure du vent. Des obstacles constitués de barres métalliques au-dessus d’un creux dans le sol et appelés pas canadiens (cattle grids sur les Îles Britanniques) permettaient aux promeneurs et non aux moutons de franchir les limites des zones de pâture. Le crachin s’est invité alors que nous avions déjà atteint nos véhicules, preuve que les randos d’Antonio sont méticuleusement préparées, à la minute près. J’ajouterai que, tout compte fait, on a bien eu raison de garder le Larzac. T.R.
Aujourd'hui 23 joyeux drilles accompagnés de 2 gentilles chiennes ont affronté les basses températures matinales pour partager dans la bonne humeur la découverte des vestiges romains ( carrières, reserves pour les céréales, porte d entrée du village, meule etc), éparpillés autour des villages de Saussines et Boisseron . Empruntant petites routes, chemins et ponts à travers la campagne parsemée de chênes verts et de figuiers encore nus, le soleil nous a accompagné tout l après-midi. De retour au point de rendez vous notre bon Guy nous a fait la surprise de nous régaler avec ses bonnes crêpes histoire de remonter les batteries usées sur les 12km de cette joyeuse randonnée . Bienvenue au 2 nouveaux adhérents qui ont participé à cette journée espérant les retrouver bientôt. Éric
Moins quatre degrés ! En quittant nos demeures, nous avions un peu peur d’être frigorifiés sur les chemins proposés par Antonio. Que nenni ! Deux degrés (au-dessus) et presque pas de vent au point de rendez-vous, le parking d’une résidence de retraite de Bédarieux : clin d’œil malicieux à l’âge moyen des adhérents de l’association. Le parcours, sans cesse varié, a d’abord conduit les douze participants parmi de surprenantes parcelles en terrasse, anciens champs et jardins cultivés par les Bédariciens et ceints de murs magnifiques, murailles toujours debout et qui nous ont accompagnés une bonne partie de la journée. Les points de vue sur le massif du Caroux et les Monts d’Orb, sous un ciel limpide, étaient carrément enchanteurs. Nos semelles ont foulé du sable, plus fin que celui de Palavas, issu de la désagrégation de certaines roches calcaires : parfois, des gouffres impressionnants offraient leur béance tout près du sentier. Nous avons aussi longé un parc de panneaux photovoltaïques sous lesquels paissaient quelques chèvres : le bouc est très cordialement venu nous saluer, donnant à chacun l’occasion d’admirer sa barbichette brune (Certains ont également admiré d'autres détails de son anatomie). Le retour par les rives du fleuve Orb a clos ce magnifique parcours varié, et nos remerciements au valeureux guide l’ont fait rougir de modestie. Biz et à + en rando. TR